Articles traduits du site de l’Association for the Treatment of Neuroplastic Symptoms (ATNS), avec autorisation. Les contenus originaux ont été rédigés par leur équipe médicale.
La douleur est réelle. Elle n’est pas imaginée et ne signifie pas qu’il y a nécessairement un problème dans votre corps. Elle provient de signaux du cerveau, qui peuvent survenir chez n’importe qui.
La douleur neuroplastique est générée par le cerveau et le système nerveux, à travers des voies nerveuses apprises. Dans la littérature médicale, elle est parfois appelée douleur nociplastique.
Elle peut survenir en l’absence de lésion ou de maladie dans le corps. Elle peut également contribuer à une affection physique existante, en rendant les symptômes plus intenses ou plus durables que ce que cette affection, à elle seule, permettrait d’expliquer.
Son nom signifie qu’elle provient de ces voies nerveuses (« neuro ») et que celles-ci peuvent changer (« plastique ») : la douleur peut donc être inversée.
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La douleur est le système d’alarme du cerveau : elle est conçue pour vous protéger. Parfois, cette alarme continue de se déclencher bien après que le danger est passé. La douleur est réelle, mais elle provient alors d’un système nerveux resté en état d’alerte, et non d’une lésion du corps.
Nous savons déjà que le cerveau peut, à lui seul, produire des sensations physiques. Une journée stressante peut déclencher un mal de tête. Parler devant un groupe peut nouer l’estomac. Il n’y a pas de blessure, mais la sensation est indéniable. La douleur neuroplastique fonctionne de la même façon.
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Le système de détection du danger du cerveau a été conçu pour vous protéger des menaces physiques. Pourtant, le stress, les émotions fortes et les expériences difficiles activent cette même alarme. Or, il n’est pas possible de prendre de la distance avec une inquiétude comme on s’éloigne d’un incendie.
Avec le temps, le cerveau peut apprendre à rester en état d’alerte et le signal de danger peut rester activé, parfois longtemps après la guérison du corps. Il peut être déclenché par le stress, un traumatisme ou des difficultés de vie que vous n’aviez peut-être pas associées à vos symptômes. Il s’agit d’une réponse de protection, et non d’une faiblesse ou d’un défaut de caractère.
Une partie de ce stress remonte parfois plus loin que nous ne le réalisons. Une façon de l’explorer consiste à imaginer un enfant qui grandirait dans les circonstances que vous avez connues. Si cela fait émerger de la tristesse ou de la colère, votre système nerveux a peut-être eu davantage à gérer que vous ne le pensiez.
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Elle persiste plus longtemps que ce que l’on attendrait après la guérison d’une blessure.
Elle se déplace dans le corps, apparaît puis disparaît.
Elle est déclenchée par le stress, la météo, certaines personnes, situations ou événements.
Vos examens et tests sont normaux, ou n’expliquent pas l’intensité de la douleur que vous ressentez.
Elle s’intensifie lors de périodes de stress ou d’émotions fortes.
Elle n’a pas répondu aux traitements centrés sur le corps.
Vous présentez plusieurs symptômes en même temps.
Si plusieurs de ces éléments vous semblent familiers, votre douleur peut faire partie des nombreux symptômes neuroplastiques. Un court auto-questionnaire peut vous aider à y voir plus clair.
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Tout comme le cerveau a appris à parler, à marcher et à s’inquiéter, il a appris ces voies de la douleur par la répétition, jusqu’à ce qu’elles fonctionnent d’elles-mêmes. Ce que le cerveau a appris, il peut le désapprendre.
Les outils ne sont ni des médicaments, ni des compléments, ni des procédures. Ils agissent en apprenant au cerveau qu’il est en sécurité, afin que le signal de danger puisse diminuer et que la voie nerveuse puisse s’apaiser. Vous apprenez à répondre différemment aux sensations, en les interprétant comme une fausse alerte plutôt que comme le signe d’une lésion. Avec la pratique, le cerveau se recâble et la douleur diminue.
Le rétablissement, et pas seulement la capacité à faire face, est l’issue habituelle des thérapies de rétablissement de la douleur neuroplastique.
Comment se rétablir de symptômes ou douleurs neuroplastiques ?
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La plupart des personnes souffrant de douleur ou de maladie neuroplastique s’entendent dire de gérer leur stress et d’apprendre à vivre avec leurs symptômes. Il existe une meilleure solution.
Les thérapies de rétablissement des symptômes neuroplastiques traitent la cause des symptômes : les signaux appris dans le cerveau. La plupart des patients peuvent se rétablir complètement.
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Les thérapies de rétablissement neuroplastique réentraînent les voies cérébrales spécifiques qui produisent les symptômes physiques. Le système nerveux peut retenir un stress et une tension que même des personnes en bonne santé et capables ne remarquent jamais, et continuer à générer des symptômes longtemps après la disparition de la cause initiale. Le travail consiste à réentraîner cette réponse.
Il ne s’agit pas de réparer quelque chose qui ne va pas chez vous. Les personnes qui développent ces symptômes sont au moins aussi fortes mentalement que les autres, mais elles portent généralement davantage de stress qu’elles ne le reconnaissent.
Avec l’aide d’un médecin, d’un thérapeute, d’un coach, d’une application, d’un programme ou d’un livre, la plupart des patients passent par une version de ces étapes :
Comprendre le diagnostic
Reconnaître que la cause est une voie cérébrale apprise, plutôt qu’un dommage dans le corps. Pour de nombreux patients, une explication claire et exacte, souvent la première qu’ils reçoivent, marque le début du soulagement.
Réduire la réponse de menace
À mesure que vous apprenez que les symptômes ne sont pas dangereux, l’alarme du cerveau commence à s’apaiser et vous pouvez progressivement reprendre les activités que vous évitiez.
Reconnaître le rôle du système nerveux
Les symptômes évoluent souvent en lien avec le stress et les émotions que le système nerveux retient, même chez les personnes qui ont une bonne conscience d’elles-mêmes. Apprendre à les remarquer et à les apaiser fait partie du processus qui permet de désactiver les symptômes.
Aborder les schémas qui maintiennent l’alarme activée
Réduire la pression, l’autocritique et la tendance à faire passer les autres avant soi, qui maintiennent le système nerveux en état d’alerte, et développer l’autocompassion à leur place.